Pétition pour le maintien de la liturgie traditionnelle au profit de tous les catholiques de France qui la demandent

Nous lançons, à l’occasion du premier anniversaire du Motu Propio Traditionis Custodes du Pape François, une pétition nationale. Pour obtenir le retrait des dispositions prises, dans plusieurs diocèses, contre les fidèles voulant bénéficier des trésors de la liturgie tridentine, signez et faites signer cette pétition.

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NON à une Eglise de l’expulsion et de l’abandon !

Les nouvelles de l’Eglise de France de cette année 2022 nous plongent dans la stupeur et la consternation. Après l’agenouillement des évêques à l’automne 2021 devant le rapport Sauvé qui prescrit le mariage des prêtres, l’assemblée des évêques de France assume l’abandon de sa mission d’enseigner la foi et la doctrine avec la synthèse nationale du synode publiée le 9 juin 2022. Le texte transmis à Rome au nom de l’église de France reprend à son compte les pires erreurs : mariage des prêtres, ordination des femmes, abandon de l’enseignement de l’église à l’égard de l’homosexualité et du remariage des divorcés, etc.

Dans le même temps, une peine de suspens des ordinations a été imposée à l’Evêque de Fréjus-Toulon le 2 juin 2022, privant son diocèse avec une brutalité inouïe de quatre nouveaux prêtres et de six diacres en vue du sacerdoce. Dans son message du 26 juin, l’Evêque de Toulon indique comme une des raisons de cette suspense que « la place du monde traditionnaliste dans notre séminaire et dans le Diocèse constitue un des points sensibles relevés par les congrégations romaines. »

Le 23 juin 2022, dans un communiqué lapidaire de 12 lignes, la Nonciature Apostolique a annoncé la décision romaine d’ordonner une visite apostolique de l’archidiocèse de Strasbourg, mis en cause pour sa « gouvernance ».

Dans le diocèse de Châlons-en-Champagne, la Communauté du Verbe de Vie a été dissoute le 24 juin 2022 et ses 140 membres voient supprimé leur institut par des pasteurs qui incriminent aujourd’hui eux aussi « de graves erreurs de gouvernance », pourtant dénoncées par une majorité des fondateurs dès le début de cette œuvre sans qu’il en soit tenu compte.

Dans le diocèse de Bayeux-Lisieux, l’Evêque a supprimé le 29 juin 2022 la Mission Thérésienne, créée en 1975 pour développer au sein des familles la prière pour les vocations. Là encore, des « problèmes de gouvernance » sont invoqués, et l’œuvre, dans un communiqué, propose simplement aux abonnés à ses revues de rembourser leurs abonnements…

Abandon de la doctrine, renoncement à sa mission d’enseigner, tergiversations devant certaines dérives, puis dissolutions, annulations, visites disciplinaires, suspense arbitraire, tout cela semble être devenu la méthode habituelle de gouvernement de l’Eglise en France. Comment garder confiance ? Comment croire à cette « synodalité » qui serait, selon le Pape François, une Eglise « où personne n’est au-dessus de l’autre » alors que l’Eglise semble partout gouvernée par le pire des « cléricalismes », celui qui pratique l’exclusion ?

NON à l’exclusion des fidèles laïcs de leurs églises !

Ces méthodes ne sont pas nouvelles… Les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle en sont les victimes depuis le 16 juillet 2021, où fut publié le Motu Proprio Traditionis Custodes qui fait d’eux des catholiques de seconde zone. Une partie des Evêques de France a entrepris de le mettre en application selon les mêmes principes d’une « gouvernance » par l’exclusion.

Le 12 novembre 2021, quelques semaines avant sa nomination comme Archevêque de Toulouse, Monseigneur de Kérimel a signé un décret interdisant dans le diocèse de Grenoble la célébration de la confirmation et des baptêmes d’adulte selon la forme traditionnelle. Il a également mis fin à la mission confiée par lui douze ans plus tôt à la Fraternité Saint Pierre de desservir la collégiale Saint André de Grenoble, en imposant la célébration dans cette église de la messe réformée chaque premier dimanche du mois. Enfin, il a supprimé la célébration de la messe traditionnelle pour les fidèles de Vienne.

C’est également à la veille de quitter son diocèse pour Annecy que l’Evêque du Mans a signé un décret totalement liberticide. Il prétend, contre le droit canon, imposer la concélébration à tous les prêtres. Il interdit la célébration des baptêmes, de la confirmation et du sacrement de pénitence selon la forme traditionnelle et limite même l’usage du missel de 1962 pour la célébration des funérailles. Il prétend interdire la célébration de la messe traditionnelle dans les écoles indépendantes qui ne relèvent même pas de l’enseignement diocésain. Enfin, il supprime le culte traditionnel dans la paroisse de Montmirail où il n’a jamais cessé d’être célébré depuis 1962.

Ces décisions préparent la voie à ce qui menace tous les fidèles attachés à la tradition : l’expulsion de leurs églises, la suppression du culte et de la célébration des sacrements selon la forme traditionnelle. Nous ne pouvons pas accepter cela sans réagir !

Préservons les biens spirituels des fidèles !

Ce mépris des évêques accompagne l’abandon de leur mission d’enseigner la vérité et de sanctifier le peuple chrétien.

Alors que le diocèse du Mans ne compte qu’un séminariste et n’a ordonné en 2022 qu’un seul prêtre, coréen, l’Evêque supprime l’apostolat que les prêtres de l’Institut du Bon Pasteur assuraient à Montmirail. Il préfère le vide et l’abandon à la sanctification des fidèles.

Alors que près de 400 familles bénéficient à Saint André de Grenoble de la messe les dimanches, les jours de fête et en semaine, que le catéchisme, les confessions et l’enseignement pour adultes sont assurés par deux prêtres, l’Evêque nomme un seul prêtre pour célébrer la messe dans la forme traditionnelle uniquement trois dimanches par mois et supprime la messe célébrée à Vienne.

Il faut le rappeler : les fidèles n’ont rien fait pour mériter ce traitement.

Ce qui est en jeu, ce sont les biens spirituels des fidèles laïcs, leur sanctification, leurs progrès spirituels, la conduite des âmes vers le salut. Ces Evêques, semble-t-il, n’en ont cure ! Si la guerre liturgique se rallume dans les diocèses, la responsabilité en reviendra d’abord aux Evêques. Les fidèles ne peuvent accepter les mesures d’exclusion de leur communauté paroissiale, qui constituent en elle-même une rupture de l’unité ecclésiale.

Nous demandons le maintien de tous les sacrements selon la forme traditionnelle !

Les restrictions inscrites dans les décrets de Grenoble et du Mans constituent une véritable violation de la conscience des fidèles. Vouloir imposer une réglementation de leur vie sacramentelle sans considération de leur bien spirituel est une démarche profondément choquante. Les fidèles doivent au contraire pouvoir vivre leur foi dans l’usage des livres liturgiques traditionnels pour tous les sacrements, car la vie de la grâce ne peut pas obéir à une comptabilité administrative entre ce qui sera toléré pour la nourrir, et ce qui ne le serait plus au bon vouloir de la cléricature.

Il est essentiel que le plus grand nombre de fidèles laïcs, quel que soit la forme liturgique par laquelle ils accomplissent les devoirs du culte pour la sanctification de leur âme, se mobilisent pour dénoncer les abus d’autorité qui prévalent actuellement.

L’union Lex Orandi s’est constituée en décembre 2021 pour rassembler les associations de fidèles attachés à la liturgie traditionnelle. En manifestant l’unité des associations, l’Union Lex Orandi manifeste l’unité des fidèles pour préserver l’intégrité de leur vie sacramentelle. C’est une des condition de l’unité de l’Eglise à laquelle nous aspirons. Signez et faites signer partout sa pétition. Elle sera adressée au Nonce Apostolique et au Président de la Conférence des Evêques de France. La voix des fidèles abandonnés et méprisés doit se faire entendre !

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Supplique aux évêques de France

Monseigneur le Nonce Apostolique,


Monseigneur le Président de la Conférence Episcopale,


Alors que deux diocèses de France, Grenoble et Le Mans, sont vacants depuis la nomination de leur titulaire sur un autre siège épiscopal, des décrets ont été pris par les Evêques sortant pour imposer dans les diocèses qu’ils ont quittés une application du Motu Proprio Traditionis Custodes qui manifeste le plus profond mépris des biens spirituels des fidèles qui leur sont confiés.


Dans le diocèse de Grenoble, le décret frappe les fidèles de Vienne et de la Collégiale Saint André de Grenoble à compter de septembre prochain. La célébration de la messe traditionnelle sera supprimée à Vienne, et la messe selon le missel réformé sera imposée aux fidèles le premier dimanche de chaque mois à Grenoble. Il est évident que les fidèles ne fréquentent pas cette église pour une liturgie célébrée dans toutes les autres paroisses du diocèse. Ils ont choisi de vivre leur foi à la Collégiale Saint André, avec les célébrations liturgiques et sacramentelles qui la nourrissent, pour bénéficier des trésors spirituels que l’Eglise dispense précisément au moyen de la liturgie traditionnelle. Quel mal font-ils là ?


Dans le diocèse du Mans, le décret privera les fidèles de la paroisse de Montmirail des mêmes bienfaits à compter du mois d’août prochain. Les fidèles de cette paroisse ont pourtant bénéficié sans interruption des livres liturgiques de 1962, d’abord avec l’abbé Rouxel de 1959 à 1995, puis avec des prêtres de la Fraternité Saint Pierre, et depuis 2011 avec des prêtres de l’Institut du Bon Pasteur. Quel mal font-ils là ?


Je vous demande, Monseigneur, de pourvoir aux futures nominations épiscopales sur les sièges de Grenoble et du Mans par des Evêques qui prendront l’engagement de faire cesser immédiatement les mesures discriminatoires, vexatoires et abusives dont les fidèles de ces deux diocèses sont victimes, et d’annuler les décrets pris par les deux Evêques sortants. Je vous demande en particulier que soient reconnues les aspirations légitimes des fidèles de Saint André de Grenoble, de Notre-Dame de l’Isle de Vienne et de Notre-Dame de l’Assomption de Montmirail à bénéficier de la liturgie traditionnelle qui est pour eux un bien spirituel inestimable et essentiel, et ce pour tous les sacrements et en tout temps.


Je vous demande, Monseigneur, de veiller auprès de l’ensemble des Evêques de France au respect des biens spirituels des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle, et à l’assurance pour eux de bénéficier de toute la vie sacramentelle par laquelle ils se sanctifient, grâce au libre usage par tous les prêtres qui leur sont assignés de tous les livres liturgiques de 1962.


Je vous demande, Monseigneur, de veiller en particulier à ce que les confirmations puissent être conférées partout selon le missel de 1962 pour les fidèles qui le demandent, sans aucune restriction.


Dans l’espérance que nos prières seront entendues par ceux à qui elles s’adressent, je vous assure, Monseigneur, de ma prière pour l’Eglise qui est en France.


L’Union Lex Orandi
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